Caractérisation
biophysique de la rivière du Moulin à Baude et de
son banc coquillier
Introduction
Pourquoi s’intéresser à la rivière du Moulin à Baude ? Voilà une question qui n’aurait pas trouvé écho il y a quelques années. En effet, des cours d’eau comme celui-ci, il y en a de dispersés dans l’ensemble du Québec et en comparaison des imposantes rivières de la Côte-Nord, ils apparaissent comme des ruisseaux anodins. Mais en matière de pollution, ces petites rivières ont parfois un impact disproportionné sur l’environnement. Tel semble être le cas de la rivière du Moulin à Baude si l’on considère les activités agricoles et résidentielles relativement importantes sur son bassin versant et la fermeture du secteur coquillier à son embouchure, situé dans le Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL).
Synthèse
de la problématique
La qualité des eaux de surface du bassin versant de la rivière du Moulin à Baude est préoccupante. La problématique se résume en une contamination bactériologique de l’eau d’origine diverse couplée à un taux d’érosion des berges élevé engendré par un processus naturel où la rivière modifie son trajet sur un sol argileux. Ainsi, indépendamment des facteurs anthropiques, les eaux de la rivière du Moulin à Baude ont un aspect esthétique qui tend à amplifier l’idée populaire que les eaux sont de piètre qualité. Ceci dit, les analyses bactériologiques effectuées en 2000 et en 2002 démontrent que la concentration de coliformes fécaux sur l’ensemble du bassin versant ne peut être négligée. À plusieurs reprises, des concentrations de coliformes fécaux dépassant 400 CF/100 ml furent relevées à différents endroits sur le bassin versant. Les eaux usées traitées de la municipalité de Sacré-Coeur, les résidences non raccordées à un réseau d’égouts et les activités agricoles sont toutes des sources d’émissions de coliformes fécaux qui contribuent à cette contamination bactériologique.
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