Lors des quatre dernières années, différents projets ont été initiés dans le cadre de la mise en œuvre du Guide d’intervention en matière de protection et de mise en valeur des habitats littoraux et ils ont tous impliqué des intervenants du milieu communautaire, municipal et gouvernemental. Le temps était alors propice de rassembler tous ces collaborateurs et d’établir, à la lumière de l’expérience acquise, un consensus sur l’avenir des projets touchant les habitats littoraux. Bien que tous reconnaissent que ces habitats sont l’une des richesses naturelles d’importance sur la Côte-Nord, les motivations qui justifient leur protection ne font pas toujours l’unanimité. Pour certains, cette attention relève de l’importance des habitats littoraux dans le maintien de l’intégrité de l’écosystème fluvial; alors que pour d’autres, ils représentent autant d’attraits régionaux dont la population locale doit pouvoir bénéficier. Sans être fondamentalement paradoxales, ces deux conceptions de la valeur de l’environnement peuvent entrer en conflit. La conciliation entre les objectifs de conservation et de mise en valeur de l’environnement a donc été au cœur des discussions lors des ateliers.
Principaux
résultats
Lors
des deux ateliers, les aspects suivants furent amplement discutés
:
Les impacts négatifs sur l’environnement engendrés
par la circulation hors sentiers des véhicules tout-terrain
(VTT).
La situation précaire de certaines espèces fauniques
d’intérêt (saumon, éperlan, capelan).
L’importance économique de la cueillette de la mye
sur la Côte-Nord et l’effet néfaste des eaux
usées insuffisamment traitées sur cette activité.
La problématique d’érosion des berges par
laquelle de nombreux riverains et certains habitats littoraux
sont touchés.
L’intensification de l’exploitation des tourbières.
Il n’a toutefois pas été uniquement question de « problématiques environnementales » et de « dégradation des habitats ». L’occasion a aussi permis de souligner le travail qui a été accompli en vue de protéger et de mettre en valeur les habitats littoraux de la rive nord de l’estuaire et l’implication dans cette tâche des groupes de citoyens, des municipalités et des différents ministères. À la lumière de l’expérience acquise par ces intervenants, il s’avère que la mise en valeur des habitats littoraux est le moyen privilégié afin de protéger ces milieux naturels, de conserver les usages traditionnels qui leurs sont associés (chasse, pêche, randonnées, etc.) et de générer des retombées économiques locales (tourisme, industrie de la mye, etc.)
Cependant, les participants aux ateliers ont convenu que pour qu’il y ait à la fois protection et mise en valeur d’un habitat, certaines conditions s’appliquent. Ainsi, la mise en valeur des habitats doit être réalisée dans le but premier de protéger l’environnement. Cela implique, entre autres, que les activités humaines, dans certaines portions sensibles du littoral, doivent être limitées au minimum et que la sensibilisation du public doit faire partie intégrante des mesures de mise en valeur. Ce ne sont là que quelque-uns des constats qui ont été établis lors de ces deux ateliers sur les habitats littoraux. Pour de plus amples informations, consultez les Actes des ateliers.
En terminant, nous tenons à remercier tous les participants car c’est par l’implication volontaire des intervenants municipaux et gouvernementaux, autant que des groupes environnementaux que des citoyens nord-côtiers, que les richesses naturelles de la région pourront être mieux préservées et mise en valeur.